Lire au temps du confinement

Triste photo que celle d’une libraire qui dépose devant la devanture de sa boutique un carton plein de livres. Triste, car j’aurais sincèrement préférer avoir l’immense privilège de rentrer dans sa boutique et de la saluer, comme à notre habitude, pour pouvoir fouiner dans ses rayons, décompresser et flâner parmi tous ces livres. J’attends également la commande d’un auteur et me demande sincèrement, vu qu’il ne s’agit pas d’un envoi prioritaire, si je la recevrai avant la fin du mois d’avril.

Alors oui, au vu des circonstances que nous traversons, nous sommes certainement de moins à moins à pouvoir travailler normalement, à parvenir à nous concentrer sur nos lectures. Comme disait l’autre, là, « les nouvelles sont mauvaises ce matin, crois-tu qu’il va neiger… ».

Alors adaptons nous, passons au tout numérique ? Momentanément, espérons le.

Je viens de voir la sortie du dernier livre de Dany Lafferière et, malgré tout l’engouement que j’éprouve à la sortie de chacune de ses oeuvres, j’ai du mal à me résoudre à l’acheter en version numérique au prix demandé par les éditions Grasset.

Sûrement qu’il les mérite largement, je ne dis pas le contraire. Mais je me contenterai de relire l’Enigme du retour en version papier ou de découvrir le dernier ouvrage d’André François Ruaud, London noir, que je viens de découvrir grâce à une campagne numérique que je trouve tout à fait sympathique. Allez demain, quand j’ouvrirai ma boîte mail, qui sait quel ouvrage je recevrai ? Espérons que les livres choisis ne se limiteront pas à de la littérature young-adult…

Les plate-formes numériques seraient-elles l’apanage des digital natives ?

Publié par Aria a la pêche aux livres

Politologue de formation, j'apprends petit à petit le métier de rédactrice littéraire. C'est exigent mais tellement passionnant.

Laisser un commentaire