
Allez hop une découverte littéraire qui sort des sentiers battus, ça vous dit ?
Aujourd’hui, je continue mon petit voyage en Haïti avec le premier roman de J.R. Kévin Boyer Aurores éternelles. Depuis la lecture de quelques romans dont ceux de Dany Laffériere, de René Depestre, Lionel Trouillot, Jacques Roumain, Jacques Stephen Alexis et plus récemment Bain de Lune de Yannick Lahens, je me suis profondément attachée à ce pays et à son histoire. Alors, lorsque l’auteur J.R.Kévin Boyer m’a proposé de découvrir son roman, j’étais assez intriguée. Et lisant la quatrième de couverture , j’ai senti que j’allais retrouver tout un univers. Des noms, des lieux, voire un autre regard sur ce que j’avais déjà appris … Allez vers l’histoire de l’autre, c’est pouvoir apporter un regard différent sur sa propre histoire.
Afin d’enrichir cette chronique, je vous propose également de retrouver une interview de l’auteur. Je le remercie infininement pour ce partage qui, je l’espère, pourra contribuer modestement à faire connaître son ouvrage.
Mais trêve de bavardages et rejoignons Pétionville en compagnie du jeune Jérémy Charlson. Nous sommes en juin 1985. Jeremy vit avec sa mère Jocelyne, ses sœurs Christine et Evelyne ainsi que son frère Christophe. Alors qu’il vient de réussir ses examens et qu’il peut enfin profiter de ses vacances, son quotidien paisible de lycéen sera vite chamboulé. En effet, un couple mystérieux décide de s’installer dans la belle demeure située en face de la sienne. Intrigué par la venue de ses nouveaux voisins, Gilles et Eva Levaillant, Jérémy n’en fera qu’à sa tête et décidera, malgré les mises en garde de Christine, d’aller ramasser quelques mangues dans leur jardin. Ce qui ne restera pas sans conséquence…
J’ai terminé la lecture d’Aurores Éternelles il y a déjà quelques temps.
Premières impressions. Ce roman est loin de m’avoir laissée indifférente. Et puis je l’ai relu plus attentivement. Connaissant la fin, j’ai alors pu retrouver ces petits détails de la vie quotidienne haïtienne. L’atmosphère pesante et intrigante m’a envahie, j’ai tourné les pages rapidement, et à d’autres moments, beaucoup plus lentement. Des détails qui m’avaient échappés me sont alors apparus, laissant apparaître une intrigue plus complèxe encore.
J’ai donc suivi Jeremy, frissonné dans les nuits haïtiennes malgré la chaleur, reprochant souvent à ce protagoniste de s’être laissé tenter par les mangues de ses voisins.
A certains passages, le ton était parfois hésitant, certains dialogues du début m’ont paru convenus. J’aurais souhaité également que J.R. Kévin Boyer nous livre un peu plus le monde intérieur de son protagoniste. Mais la plume fine, fluide et vivante de l’auteur parvient facilement à nous captiver.
Aurores éternelles est un premier roman réussi. Si vous cherchez un bon moment de détente, passez votre chemin. Si vous voulez rédécouvrir l’histoire d’Haïti à travers les recherches et le regard d’un nouvel auteur prometteur, je vous le conseille vivement.
Jérémy Charlson nous paraît parfois distant mais c’est un personnage assez solitaire. Tel le marron qui rejoint son morne pour s’isoler de la civilisation, il aime se retrouver seul sous son fidèle amandier. Ce qui ne l’empêchera pas, à l’occasion de nous livrer ses pronostics sur la coupe du monde du Mexique autour d’une bonne table. Moment que j’ai particulièrement apprécié et qui m’a donné l’occasion de retrouver mes aînés, certains passionnés de football .
La fin d’une époque
Mais le point fort de l’auteur est cette capacité à distiller la tension graduellement, alternant les chapitres à rebondissements à d’autres où un calme sournois parfois s’installe. Jeremy se perd, se cherche, lui qui pensait pouvoir ignorer le monde qui l’entoure comme pour mieux y être confronté. Avec ce curieux mélange de fascination et de méfiance vis-à-vis de Gilles et Eva Levaillant, ce couple mystérieux qui semble si parfait. Il y a également cette passion pour les livres qui nous est transmise de ci, de là par la présence de Christine ou de son professeur de littérature.
Le lien particulier de la famille de Jeremy avec l’église et son représentant local est également subtilement retranscrit. A ce titre, un passage est particulièrement intéressant : ressentant le besoin de briser son silence, Jeremy décide de se confesser à un prêtre. Mais face à la réaction de ce dernier, il évitera de donner les détails précis de sa terrible mésaventure.
Et puis, il y a bien sûr la mise en place de l’arrière plan, à savoir le climat politique de plus en plus tendu qui évoluera jusqu’à la fin du récit. La cadence est magistralement soutenue, les événements se précipitent, nous vivons intensément les dernières heures au pouvoir de Baby Doc. A ce bouleversement, s’ajoutera une intrigue supplémentaire qui nous dévoilera les secrets les plus enfouis de la famille Levaillant au sens large.
Pour terminer, je soulignerais également ces scènes intemporelles, telle que celle-ci: Jérémy erre dans les rues la nuit, fuyant, ne parvenant à retrouver son chemin que par l’aide précieuse d’une certaine Sarah. Ereinté, le jeune couple s’arrête quelques instants devant la maison de cette dernière à Delmas. Grâce à sa présence, le jeune homme s’apaisera peu à peu partageant avec elle le privilège de contempler les étoiles. Je ne peux m’empêcher de les imaginer souhaitant que le monde s’arrête le temps de s’agripper à une sorte d’immortalité.
Avec Aurores éternelles, l’auteur souhaitait rendre un hommage aux victimes de la dictature de Duvalier, comme d’autres rendent le leur à d’autres victimes, celles propres à notre histoire européenne. Mais ce récit, comme tous ceux qui tentent à dénoncer les injustices, a lui aussi une portée universelle. Il n’est pas besoin d’être haïtien pour prendre le temps de lire le premier roman d’un auteur accomplissant son devoir de mémoire. Pas besoin d’être haïtien pour se replonger dans un univers riche, à l’histoire envoûtante et aux symboles d’éternité qui la traversent.
Je vous souhaite de bonnes lectures.
L’interview :
AB : Pourriez-vous en quelques mots nous présenter Aurores éternelles ?
J.R.K.B. Aurores éternelles est un roman, une semi-fiction plus précisément, qui se déroule en Haïti en 1985. Pour resituer le contexte historique pour ceux qui ne le sauraient pas, j’aimerais préciser qu’Haïti a connu à cette époque une féroce dictature, celles des Duvalier, qui dura de 1957 à 1986. C’est dans cette atmosphère assez pesante que débute l’histoire.
Le jeune Jérémy, complètement insouciant et déconnecté de la vie quotidienne, va faire la rencontre d’un couple venu s’installer dans son quartier au début de l’été. Mais sa vie paisible sera très rapidement mouvementée lorsqu’il se rapprochera de ses nouveaux voisins et qu’il apprendra qu’ils entretiennent des liens avec la dictature. Le roman dévoile ainsi au fil des pages les mésaventures de Jérémy sous fond de répression et de révolte populaire.
AB : Le qualifieriez-vous de document-fiction voire de bio-fiction ?
J.R.K.B. Oui, si je devais qualifier mon roman, j’aurais opté pour une sorte de bio-fiction tout en précisant bien que les personnages principaux et secondaires ne sont pas réels. Aucun d’entre eux n’a réellement existé. En revanche, comme je l’évoquais précédemment, le contexte dans lequel évolue l’histoire est vrai.
AB : Pourquoi avoir écrit ce livre ? S’agit-il d’un hommage à votre père ?
J.R.K.B. Il ne s’agit pas d’un hommage à mon père. En fait, j’ai écrit ce livre pour plusieurs raisons. Depuis mon adolescence j’ai été habité par cette envie d’écrire un roman. Bien que les idées trottaient dans ma tête, mes premières tentatives étaient peu satisfaisantes et le style d’écriture laissait à désirer. Puis en 2014, par une nuit d’été, m’est venue à l’esprit l’histoire d’un jeune homme qui se fait happer par des événements qu’il ne peut contrôler. Je voulais que cette histoire-là se déroule durant la période de la dictature. Il me paraissait important d’imbriquer mon intrigue dans ce contexte historique pour raconter d’une certaine façon cette sombre période d’Haïti.
AB : Quelles sont vos inspirations en matière de littérature ? Que nous conseillez-vous de lire ? Les jeunes générations s’intéressent-elles encore à des auteurs comme Jacques Stephen Alexis, René Depestre ou Dany Laffériere ? Y a-t-il de grands auteurs français ou afro-américains qui ont su guider vos réflexions d’écrivain ?
J.R.K.B. Mes inspirations en matière littéraire… ? Je dirais, pour la littérature haïtienne, Jacques Roumain (« Gouverneurs de la rosée »), Jacques Stephen Alexis (« Les arbres musiciens »), et Dany Laferrière (« Le cri des oiseaux fous »). Il y en a d’autres, mais ce sont les premiers noms à me venir en tête. En ce qui concerne la littérature étrangère (c’est-à-dire autre qu’haïtienne), je pense à Tonino Benacquista, Marguerite Duras, Romain Gary, Albert Camus, Yasmina Khadra, Agatha Christie et Stieg Larsson. Ce sont des auteurs qui m’ont beaucoup marqué.
Le premier livre selon moi à découvrir est « Gouverneurs de la rosée ». Il s’agit d’un ouvrage majeur et incontournable de la littérature haïtienne ! C’est la raison pour laquelle je l’affectionne énormément. Il en est de même pour Justin Lherisson (« Zoune chez sa Ninnaine ») qui possède un style d’écriture particulier. Par ailleurs, je ne saurais laisser sous silence « Trois carrés rouges sur fond noir » de Tonino Benacquista et « L’amant » de Marguerite Duras. Comme autre conseille de lecture, je citerais le roman de l’écrivain gabonais Peter Stephen Assaghle, « Ma mère se cachait pour pleurer ». Pour ceux qui aimeraient davantage lire des ouvrages axés sur l’histoire (ce qui est mon cas), ou même des essais, je leur dirais de se tourner vers « Ô Jérusalem » de Dominique Lapierre et Larry Collins ; « Kamerun ! » de Thomas Deltombe, Manuel Domergue et Jacob Tatsitsa ; « Congo. Une histoire » de David Van Reybrouck ; « Les jacobins noirs » de C. L. R. James ; « La stratégie du choc » de Naomi Klein ; « Le prix de l’inégalité » de Joseph Stiglitz ; ou encore « Haïti 1989, une évolution monétaire mouvementée » de Jean-Claude Boyer.
Je pense que les jeunes générations s’intéressent encore aux auteurs que vous citez. J’en suis la preuve… bien que je ne sois pas si jeune que ça. Les rendez-vous littéraires, tel que « Livres en folie » qui se déroule en Haïti, sont toujours un succès. Dany Laferrière est un auteur très apprécié par les Haïtiens. Jacques Stephen Alexis, René Depestre, Lyonel Trouillot, Gary Victor, Evelyne Trouillot, Edwige Danticat, Yanick Lahens et Louis-Philippe Dalembert sont également des auteurs qui font l’unanimité.
Outre les écrivains français déjà mentionnés (Duras, Camus, Gary, Benacquista), je sortirais à nouveau du cadre romanesque pour répondre à cette dernière question. Frantz Fanon et Aimé Césaire ont été une agréable découverte. Leurs pensées et écrits m’ont beaucoup nourri. Du côté américain, je dirais W. E. B. Du Bois. Ce dernier a été essentiel dans la construction de mes réflexions, pas seulement en tant qu’écrivain mais également en tant qu’homme. Enfin, il est important que j’évoque une auteure magistrale. Il s’agit de la philosophe et politologue Hannah Arendt. Je n’ai pas encore achevé sa trilogie sur le totalitarisme ni l’ensemble de ses œuvres, mais elle a su m’apporter un certain regard sur le monde.
AB : Jeremy ne semble pas très emballé à l’idée de lire le roman Gouverneurs de la Rosée de Jacques Roumain. Selon lui, les livres c’est plus l’univers de sa sœur Christine que le sien. En Europe francophone, les lectrices sont plus nombreuses que les lecteurs. Il y en a de plus en plus qui écrivent également. Christine, bien plus engagée que Jeremy, pourrait-elle trouver du temps pour écrire elle aussi si elle le souhaitait ?
J.R.K.B. Effectivement, Jérémy est peu intéressé par la littérature, contrairement à sa sœur aînée. C’est quelque chose à laquelle je n’avais pas pensé, mais compte tenu de la personnalité de Christine, il est fort probable qu’elle s’investisse dans l’écriture d’un livre. D’ailleurs, son expérience et ses convictions pourraient en être le moteur. Elle dispose d’un bagage intellectuel qui lui permettrait d’écrire un roman ou un essai.
J’ignore le pourcentage exact de lectrices et de lecteurs en Europe francophone, mais je constate qu’elles sont de plus en plus nombreuses. J’ignore aussi les raisons de cette différence entre les femmes et les hommes. Je ne saurais en revanche que soutenir celles et ceux qui souhaiteraient se lancer dans l’écriture. L’initiative peut parfois sembler laborieuse mais il faut être persévérant.
AB : Dès le début, vous nous décrivez Jeremy comme un jeune homme voulant garder ses distances avec le monde et la politique haïtienne. Ce qui est très compréhensible pour une personne de son âge. Pourtant, au fur et à mesure de ses rencontres avec ce couple mystérieux, on perçoit qu’il est temps pour lui de s’impliquer dans le monde des hommes. Avec Gilles qui l’introduit dans un autre monde que le sien. Et avec son épouse qui exercera sur lui un certain pouvoir plus envoûtant. Alors qu’au départ, il ne souhaitait que récupérer quelques mangues dans leur jardin à leur insu…
Ces deux personnages l’initieront en quelque sorte à deux réalités différentes ?
J.R.K.B. C’est tout à fait ça. Jérémy quittera progressivement son univers pour être confronté à la réalité du pays. En côtoyant ses voisins, les sens du jeune homme s’éveilleront. Je ne rentrerai pas dans les détails pour éviter de trop dévoiler l’intrigue, mais Gilles et son épouse exerceront chacun à leur façon une influence sur le protagoniste.
AB : Je dois vous avouer que vous savez habilement maintenir l’attention du lecteur. La tension est de plus en plus palpable au fil des rencontres de Jeremy avec ses voisins jusqu’à un moment fatidique où il sera confronté de façon très violente avec la vie politique haïtienne. Il était important pour vous de nous décrire cet épisode sans rien masquer ? Pour témoigner ?
J.R.K.B. Je ne saurais parler de témoignage puisque je suis né quelques années après la fin du régime dictatorial. Je n’ai donc pas vécu cette période. A vrai dire, je me suis inspiré des témoignages de personnes qui ont connu la dictature. Pour étoffer mes connaissances, je me suis documenté à travers des ouvrages, des documentaires et quelques coupures de presse. Ces recherches ont pourtant été effectuées bien avant que je me lance dans l’écriture d’ « Aurores éternelles ». J’ignore les raisons précises pour lesquelles je suis d’une certaine façon attiré par cette époque, mais il me fallait y placer l’intrigue de mon roman.
Il existe en fait un paradoxe inconcevable selon moi en Haïti. Toutes les personnes de plus de 35-40 ans, on va dire, ont plus ou moins des souvenirs de cette période dictatoriale. Ces souvenirs sont encore plus présents dans la mémoire de personnes de la génération de mes parents ou de mes grands-parents par exemple. D’ailleurs, ce sont eux qui au détour d’une conversation, d’un débat, ou d’un récit, parfois durant un repas de famille, reviennent sur leurs souvenirs de la dictature. Il ne s’agissait pas forcément de la répression en elle-même, mais d’un incident familial, amical, ou autre ponctué d’une petite allusion dictatoriale. En d’autres termes, cette époque est présente dans la mémoire de beaucoup de gens. Pourtant, il y a très peu de commémorations alors que la dictature des Duvalier a fait de nombreuses victimes ! J’ignore le chiffre exact, mais de nombreuses personnes ont été enlevées, emprisonnées, torturées, assassinées. Les lieux de recueillement sont quasi-inexistants. Fort Dimanche, l’une des plus sinistres geôles de la période dictatoriale est en ruine. Aucune initiative n’a été prise pour en faire soit un lieu de recueillement soit un musée pour raconter à la jeunesse ce qu’était la dictature. Pire encore ! De nombreux manuels scolaires d’histoire ne traitent pas de cette période. En tout cas, celui dont je disposais s’arrêtait à l’élection de François Duvalier en 1957. Il devait être suivi d’un tome 2 qui, j’ai l’impression, n’a jamais vu le jour.
Toutes ces zones d’ombre ont attisé ma curiosité. Le peuple haïtien essayerait de refouler les atrocités de la dictature, mais cette dernière ressurgit d’une façon ou d’une autre. D’ailleurs, le spectre de la dictature plane toujours sur Haïti puisque certaines personnes se revendiquent, à voix basse, comme étant duvaliéristes.
Malheureusement, la jeune génération (et la mienne aussi) n’est pas très au fait de la vie au quotidien à cette époque. Elle parait parfois assez lointaine. J’essaie par conséquent à ma façon de raconter la répression qui existait. Je ne sais pas si j’y suis arrivé, mais je pense qu’il est essentiel pour un peuple de ne pas oublier ces périodes sombres de leur histoire. Et surtout de ne pas oublier leurs morts ! Nous n’avons pas suffisamment tirés, je pense, les leçons du passé, d’où les erreurs et les dérives d’aujourd’hui.
AB : Pourquoi avoir choisi ce titre Aurores éternelles ?
J.R.K.B. Ce titre « Aurores éternelles » a une double signification. La première concerne les rapports que Jérémy entretiendra avec l’épouse de son voisin. Ceux qui ont lu le livre comprendront assez rapidement la nature de ces rapports. En revanche, je préfère passer la seconde signification sous silence, laissant le soin aux lecteurs de la découvrir peut-être. Mais au-delà de tout cela, je souhaitais rendre hommage à toutes les victimes de la dictature.
AB : Si vous trouviez un éditeur, seriez-vous prêt à faire beaucoup de concessions ?
J.R.K.B. Non, je doute fort que je ferai des concessions. Il n’y a rien à changer dans cet ouvrage selon moi. En fait, cette question me permet de rebondir sur un point très important concernant la publication de mon roman. En effet, il a été publié en auto-édition. Je suis conscient que l’auto-édition véhicule une image assez négative, d’autant plus lorsqu’elle est effectuée à travers de grands groupes. Cette démarche peut freiner certains lecteurs pour diverses raisons. Cependant, il faut garder en tête qu’il est très difficile pour un jeune auteur de trouver une maison d’édition, leur sélection est souvent injustifiée.
Dans mon cas par exemple, mon manuscrit a été envoyé à plusieurs maisons d’édition. Je n’ai pourtant obtenu à ce jour aucune réponse positive, voire aucune réponse du tout. J’ai même participé à un concours littéraire qui, bizarrement, a décrété cette année-là qu’il n’y aurait aucun lauréat au motif que les manuscrits reçus n’étaient pas de qualité suffisante. A croire qu’ils ne lisent pas les manuscrits… Je ne prétends pas être le meilleur des écrivains, mais j’estime humblement que mon travail n’est pas mauvais. Je peux certes me tromper, dans ce cas j’aurai la véritable sentence des lecteurs.
Mais face à ma détermination de publier mon roman, je me suis finalement décidé à le faire en auto-édition. Il fallait que je provoque mon destin, que je prenne les choses en main pour réaliser l’un de mes rêves ! L’avenir me dira si c’était le bon choix et s’il m’autorise à poursuivre sur cette voie.
AB : Juste une toute dernière question. Revenez-nous bientôt avec un second roman ?
J.R.K.B. Pour l’instant, il n’y a aucun roman de prévu. Peut-être dans les années à venir, lorsque j’aurai une nouvelle inspiration. Ce qui est certain c’est que la lecture et l’écriture ne me quitteront pas de sitôt.
AB : Un tout grand merci pour cette belle collaboration J.R. Kévin Boyer. Je vous remercie pour votre temps et vous souhaite le meilleur pour la suite.
J.R.K.B. C’est plutôt à moi de vous remercier chaleureusement d’avoir accepté cette collaboration et d’avoir pris le temps de lire mon roman. Je vous en suis reconnaissant.
